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lundi 16 mai 2022

Routine de taulards

Bob vient de tuer sa mère.
Néanmoins, il coopère avec les services de la Police suisse, et se laisse interpeller.
Il ne sait pas encore ce qui l’attend en prison, et il se rend très vite compte qu’il n’est pas tout à fait comme les autres taulards…
Routine de taulards
Ernestine Du Colibri 2022

Merci à Nats Éditions.

Ce texte est du pur délire. J’adore l’humour un peu décalé avec des situations à la limite du surréalisme et, là, Ernestine Du Colibri nous en sert de belles. D’ailleurs, on peut s’en douter en lisant la première phrase. Le personnage principal, Bob, nous indique qu’il a tué sa mère, et pourquoi. C’est bon, en quelques mots, on sait tout, on comprend qu’on va passer un moment de pure folie.

Petit à petit, on comprend que Bob est différent : il est autiste et ne réagit pas comme les gens qui l’entourent. Il détonne complètement dans cet univers de neurotypiques, et ce décalage permet de créer des situations absolument dingues, mais en même temps pas si incroyables car, dans un univers carcéral, on peut comprendre que les prisonniers ne soient pas vraiment au fait d’une telle condition.

Ce qui est fou aussi, c’est que le personnage principal s’est énormément adapté à son nouvel univers, par la mise en place de routines (de taulard… bah oui !) qui lui permettent de finalement considérer son incarcération comme normale. L’ambiance générale nous aide bien, d’ailleurs, à réaliser que la différence entre Bob et les autres se réduit petit à petit. Il faut dire que, en prison, tout le monde doit subir une routine, alors…

En plus, tout au long du texte, l’on remarque des petites aberrations. J’entends par là des choses impossibles, qui font tiquer mais qui donnent l’impression que Bob devient complètement fou : sa date de naissance, son nom, le rat… Et puis ce final est juste super amusant. Je m’en doutais un peu, mais malgré tout j’ai quand même été surprise car quelques petits détails disséminés sur le final qui expliquent subtilement les choses. J’ai bien ri, c’était vraiment super !

mardi 26 novembre 2019

Ma maman est gendarme

La maman de Basile, neuf ans, quitte la Gendarmerie mobile après avoir obtenu son diplôme d’Officier de Police Judiciaire.
Suivez la nouvelle vie de Désirée, devenue Cheffe en brigade, et de sa famille après sa nouvelle affectation.
Ma maman est gendarme
Ernestine Du Colibri & Stan Hotbridges 2019

Merci à Nats Éditions.

Après Mon papa est gendarme, c’est au tour des mamans gendarmes d’être mises à l’honneur chez Nats Éditions. Les auteurs ont eu bien raison de continuer sur leur lancée tant ce petit album est sympa.

Tout comme le premier opus, j’ai beaucoup aimé la description de la vie de gendarme, sans compter qu’ici il s’agit d’une maman, donc les implications pour l’enfant sont un peu différentes. Les mamans héroïnes, ça existe aussi, et ça permet de montrer aux enfants que c’est bien aussi, même si parfois c’est difficile.

Les illustrations sont sympathiques et bien mises en avant par une mise en page un peu particulière, qui m’a assez plu. En bref, voici encore un petit album éducatif qui fait du bien à lire !

samedi 24 mars 2018

Mon papa est gendarme

Salut ! Je m’appelle Marie, j’ai cinq ans. Dans ce livre, je te raconte mon quotidien avec mon papa gendarme. Ma vie n’est pas toujours drôle mais je suis fière de mon papa et je sais que j’ai plein de copains et de copines dans le même cas que moi.
Tu veux en savoir plus sur la vie d’un enfant de gendarme(s) et de sa famille ? Ouvre le livre !
Mon papa est gendarme
Ernestine Du Colibri & Stan Hotbridges 2018

Merci à Nats Éditions.

Voici une petite histoire très sympathique expliquant aux petits ce qu’est le métier de gendarme et ce que cela implique pour leur famille. J’ai trouvé le texte très parlant et bien amené. Je pense que les enfants arriveront facilement à s’identifier à Marie et à se mettre à sa place.

En parallèle, de jolies illustrations sont incrustées pour appuyer le texte et nous émouvoir un peu plus de cette situation. Mais, comme le dit si bien Marie, après tout, les gendarmes, ce sont des héros !